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Surtout ne pas oublier d’oublier

vendredi 4 octobre 2019, par Michel Berthelemy

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Une tribune ironique et douce-amère de Chawki Ammari, parue dans El Watan du 1er octobre 2019

L’Algérie n’est pas vraiment vieille, à peine 57 ans, même si ses dirigeants sont bien plus âgés, Gaïd Salah, 79 ans, l’intérimaire Bensalah, 78, ou ces jeunes candidats décidés à le remplacer, Ali Benflis, 75, et Tebboune, 74.

L’âge, ce naufrage, avec souvent des problèmes de mémoire ; on oublie la Proclamation de Novembre et le Congrès de la Soummam, on oublie les juges qui ont juré de ne pas emprisonner de manifestant, on oublie les promesses et le fait que la crise provient directement des décideurs, avant Bouteflika, pendant Bouteflika et après Bouteflika, celui-ci ayant d’ailleurs lui-même oublié qu’il était Président, pensant qu’il est le frère du président Saïd.
Et bien sûr, dans les amendements de la loi électorale, ils ont oublié d’instaurer un quorum de participation à l’élection, comme le quorum qui existe par exemple pour les votes à l’APN qui invalide une loi si le nombre de députés votants est inférieur au seuil fixé.
C’est ainsi que le problème devient complexe, même si la majorité des Algérien(ne)s va refuser de voter ou bloquer les bureaux de vote, il suffira d’un électeur quelque part au fond du pays pour faire passer le candidat. L’équation du 12 décembre devient du coup insoluble.

Que faire ?

A moins de faire pression sur les candidats afin qu’ils se retirent, la solution est un candidat du hirak, puisqu’il suffit de 50 000 signatures de citoyens pour valider une candidature.
Les manifestants étant plusieurs millions, l’opération semble aussi simple que l’envoi d’une lettre à la poste (par DHL), avec vote massif en prime. Sauf que rien ne dit que les hirakistes horizontaux vont accepter une candidature pour ce qui est qualifié de mascarade électorale.
Que faire ? Dans tous les cas, par biologie, le contraire de ce qu’attendent les vieux décideurs. Qui, d’ailleurs, ont encore eu une panne, Tliba, sous le coup d’une enquête judiciaire, s’est échappé vers la Tunisie. Comment est-ce possible ? C’est simple, ils ont oublié de lui interdire de sortir du territoire.

https://www.elwatan.com/point-zero/surtout-ne-pas-oublier-doublier-01-10-2019

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